L'ebook a 40 ans (1971-2011)

L'ebook a 40 ans (1971-2011)
Author: Lebert Marie
Title: L'ebook a 40 ans (1971-2011)
Release Date: 2011-08-06
Type book: Text
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The Project Gutenberg EBook of L'ebook a 40 ans (1971-2011), by Marie Lebert

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Title: L'ebook a 40 ans (1971-2011)

Author: Marie Lebert

Release Date: August 6, 2011 [EBook #36987]

Language: French

*** START OF THIS PROJECT GUTENBERG EBOOK L'EBOOK A 40 ANS (1971-2011) ***

Produced by Al Haines

L’EBOOK A 40 ANS (1971-2011)

Marie Lebert

Project Gutenberg News, 2011

INTRODUCTION

L’ebook - appelé aussi livre numérique - a tout juste quarante ans.Après des débuts timides, il est maintenant solidement implanté à côtédu livre imprimé. On peut désormais lire un livre sur son ordinateur,son PDA, son téléphone mobile, son smartphone ou sa tablette delecture.

«L’ebook a 40 ans» se présente sous la forme d’une chronologie en 60épisodes de 1971 à 2011. Sauf mention contraire, les citations sont desextraits des Entretiens du NEF <www.etudes-francaises.net/entretiens/>,Université de Toronto, et des entretiens qui ont suivi pour lescompléter. Merci à tous ceux qui sont cités ici, pour leur temps etpour leur amitié.

Une partie de ce livre a été publié dans le magazine en ligneActuaLitté <www.actualitte.com> en mai et juin 2011, sous la formed’une série d’articles, pour célébrer le 40e anniversaire du ProjetGutenberg le 4 juillet 2011. Une autre partie de ce livre émane d’unesérie d’articles en anglais publiée dans Project Gutenberg News<www.gutenbergnews.org> en juillet 2011, ces articles ayant ensuite ététraduits en français.

Ce livre marque la fin d'un projet de recherche ayant duré douze ans,avec une centaine de participants de par le monde.

Marie Lebert, chercheuse et journaliste, s'intéresse aux technologiespour le livre et les langues. Ses livres sont librement disponiblesdans le Projet Gutenberg <www.gutenberg.org>, dans divers formatspermettant leur lecture sur tout appareil électronique.

Copyright © 2011 Marie Lebert

TABLE DES MATIÈRES

1971 > Le Projet Gutenberg, un projet visionnaire1974 > Les débuts de l’internet1986 > Des extensions pour l’ASCII1990 > Le web booste l’internet1991 > L’Unicode, système d’encodage universel1992 > Des répertoires de textes électroniques1993 > L’Online Books Page, liste de livres en ligne1993 > Le format PDF, lancé par Adobe1994 > L’internet comme outil de marketing1994 > Athena, bibliothèque numérique1995 > Éditel, éditeur littéraire né sur la toile1995 > La presse imprimée se met en ligne1995 > Amazon, pionnier du cybercommerce1996 > L’Internet Archive, pour les générations futures1996 > CyLibris, éditeur électronique1996 > Vers un savoir numérique1996 > Le projet @folio, baladeur de textes1996 > Les éditions du Choucas sur la toile1997 > La convergence multimédia1997 > Un portail pour les bibliothèques nationales européennes1997 > E Ink, technologie d’encre électronique1997 > oVosite, espace d’écriture hypermédia1997 > NON, roman multimédia1997 > Gallica, bibliothèque numérique1998 > Des livres numérisés en quantité1998 > L’Encyclopédie de Diderot en ligne1998 > 00h00, éditeur en ligne1998 > Un prolongement sur le web pour les livres1998 > Un durcissement du copyright1998 > Les premières tablettes de lecture1999 > Du bibliothécaire au cyberthécaire1999 > La librairie Ulysse sur le web1999 > L’internet, personnage de roman2000 > Encyclopédies et dictionnaires en ligne2000 > Les aventures de Stephen King2000 > Des auteurs de best-sellers2000 > Cotres.net, site de littérature hypermédia2000 > Un format standard pour le livre numérique2000 > Numilog, librairie numérique2000 > La Bible de Gutenberg en ligne2001 > Le web au service des auteurs2001 > De nouveaux genres littéraires2001 > Wikipédia, encyclopédie collaborative2001 > D’autres tablettes de lecture2001 > Une meilleure bande passante2001 > Creative Commons, le copyright revisité2003 > La Public Library of Science2003 > Handicapzéro, l’internet pour tous2003 > Le matériel d’enseignement du MIT2004 > Le web 2.0, communauté et partage2005 > Du PDA au smartphone2005 > De Google Print à Google Books2005 > L’Open Content Alliance, bibliothèque planétaire2006 > Le catalogue collectif WorldCat en ligne2007 > Quel avenir pour l’ebook?2007 > Citizendium, encyclopédie expérimentale2007 > L’Encyclopedia of Life, projet global2009 > Indiscripts, laboratoire de scripts InDesign2010 > Du Librié à l’iPad2011 > L’ebook en dix points

1971 > LE PROJET GUTENBERG, UN PROJET VISIONNAIRE

[Résumé]Le premier livre numérique est l’eText #1 du Projet Gutenberg, unprojet visionnaire fondé en juillet 1971 par Michael Hart pour créerdes versions électroniques gratuites d'oeuvres littéraires et lesdiffuser dans le monde entier. Au 16e siècle, Gutenberg avait permis àchacun d'avoir des livres imprimés pour un prix relativement modique.Au 21e siècle, le Projet Gutenberg permettrait à chacun d'avoir unebibliothèque numérique gratuite. D'abord considéré comme complètementirréaliste, ce projet trouve un nouveau souffle et un rayonnementinternational avec l'apparition du web en 1990, ce qui facilite lacirculation des livres, puis la création de Distributed Proofreaders en2000, pour partager la relecture des livres entre des milliers devolontaires. En juillet 2011, pour son 40e anniversaire, le ProjetGutenberg compte 36.000 livres numériques, des dizaines de milliers detéléchargements par jour, des sites web aux États-Unis, en Australie,en Europe et au Canada et 40 sites miroirs répartis sur toute laplanète.

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Le premier livre numérique est l’eText #1 du Projet Gutenberg, fondé enjuillet 1971 par Michael Hart pour créer des versions électroniquesd'oeuvres littéraires et les diffuser gratuitement dans le mondeentier.

Au 16e siècle, Gutenberg avait permis à chacun d'avoir des livresimprimés pour un prix relativement modique. Au 21e siècle, le ProjetGutenberg permettrait à chacun d'avoir une bibliothèque numériquegratuite.

# Les débuts du projet

Comment le projet débute-t-il? Alors étudiant à l’Université del'Illinois (États-Unis), Michael Hart se voit attribuer quelquesmillions de dollars de «temps machine» dans le laboratoire informatique(Materials Research Lab) de son université.

Le 4 juillet 1971, jour de la fête nationale, il saisit «The UnitedStates Declaration of Independence» (La Déclaration de l’indépendancedes États-Unis, signée le 4 juillet 1776) sur le clavier de sonordinateur. En caractères majuscules, puisque les caractères minusculesn’existent pas encore. Le texte électronique représente 5 Ko (kilo-octets).

Michael diffuse un message à la centaine de personnes que représente leréseau de l’époque pour indiquer où le texte est stocké - sans lienhypertexte toutefois, puisque le web ne voit le jour que vingt ansaprès - suite à quoi le fichier est téléchargé par six personnes.

Dans la foulée, Michael décide de consacrer ce crédit-temps de quelquesmillions de dollars à la recherche d’oeuvres littéraires disponibles enbibliothèque, à la numérisation de celles-ci et au stockage des textesélectroniques.

Peu après, il définit la mission du Projet Gutenberg, à savoir mettre àla disposition de tous, par voie électronique, le plus grand nombrepossible d’oeuvres littéraires.

Ce projet trouve un rayonnement international avec l’apparition du weben 1990, ce qui facilite la circulation des textes électroniques et leséchanges avec les volontaires.

Michael explique plus tard, en août 1998 : «Nous considérons le texteélectronique comme un nouveau médium, sans véritable relation avec lepapier. Le seul point commun est que nous diffusons les mêmes oeuvres,mais je ne vois pas comment le papier peut concurrencer le texteélectronique une fois que les gens y sont habitués, particulièrementdans les établissements d'enseignement.»

Au lieu d’être un ensemble de pages reliées, le livre devient un texteélectronique que l’on peut dérouler en continu, au format ASCII(American Standard Code for Information Interchange), à savoir leformat le plus simple et le plus répandu, avec des lettres capitalespour les termes en italique, en gras et soulignés de la versionimprimée, pour que le texte du livre puisse être lu sans problème quelsque soient la machine, la plateforme et le logiciel utilisés.

# Distributed Proofreaders

Le Projet Gutenberg trouve un nouveau souffle avec la création deDistributed Proofreaders en 2000, pour partager la relecture des livresentre des milliers de volontaires.

Conçu en octobre 2000 par Charles Franks pour aider à la numérisationdes livres du domaine public, Distributed Proofreaders (DP) devientrapidement la principale source du Projet Gutenberg. Le concept est depermettre la correction partagée de livres du domaine public scannés àpartir d'une version imprimée puis convertis au format texte par unlogiciel OCR (fiable à 99% dans le meilleur des cas, ce qui représentedonc quelques erreurs par page), en fragmentant ces livres en pagespouvant être relues par des correcteurs différents. Les volontairesn'ont aucun quota à respecter. À titre indicatif, il est suggéré derelire une page par jour.

Distributed Proofreaders est officiellement affilié au Projet Gutenbergen 2002, puis devient une entité séparée en mai 2006 tout en conservantdes liens étroits avec le projet. Distributed Proofreaders comptabilise10.000 livres numérisés et relus par ses volontaires en décembre 2006et 20.000 livres en avril 2011. Distributed Proofreaders Europe (DPEurope) voit le jour début 2004, et Distributed Proofreaders Canada (DPCanada) en décembre 2007.

# La philosophie du projet

La structure administrative et financière du Projet Gutenberg se limiteau strict minimum, avec une devise qui tient en trois mots: «Less ismore.» Le but est d’assurer la pérennité du projet indépendamment descrédits, des coupures de crédits et des priorités culturelles,financières et politiques du moment. Pas de pression possible donc parle pouvoir et par l’argent. Et respect à l’égard des volontaires, quisont assurés de voir leur travail utilisé pendant de nombreuses années,si ce n’est pour plusieurs générations. Le suivi régulier du projet estassuré grâce à une lettre d’information hebdomadaire et mensuelle, desforums de discussion, des wikis et des blogs.

En juillet 2011, pour son quarantième anniversaire, le Projet Gutenbergcompte 36.000 livres numériques, des dizaines de milliers detéléchargements par jour, des sites web aux États-Unis, en Australie,en Europe et au Canada et 40 sites miroirs répartis sur toute laplanète.

Quarante ans après les débuts du Projet Gutenberg, Michael Hart sedéfinit toujours comme un fou de travail dédiant toute sa vie à sonprojet, qu’il voit comme étant à l’origine d’une révolution néo-industrielle. Il se définit aussi comme altruiste, pragmatique etvisionnaire. Après avoir été traité de toqué pendant de nombreusesannées, il force maintenant le respect.

Michael précise souvent dans ses écrits que, si Gutenberg a permis àchacun d'avoir ses propres livres - jusque-là réservés à une élite -pour un coût relativement modique, le Projet Gutenberg permet à chacund'avoir une bibliothèque complète gratuite - jusque-là réservée à unecollectivité -, sur un support qu'on peut glisser dans sa poche (ouporter en pendentif autour du cou). Les collections du Projet Gutenbergont la taille d'une bibliothèque publique de quartier, mais cette foisdisponible sur le web et téléchargeable par tous.

Au fil des ans, la mission du Projet Gutenberg reste la même, à savoirchanger le monde par le biais de l’ebook gratuit indéfinimentreproductible, et favoriser ainsi la lecture et la culture pour tous àmoindres frais.

1974 > LES DÉBUTS DE L'INTERNET

[Résumé]L'internet, embryonnaire en 1971, naît en 1974, quinze ans avant leweb. Vinton Cerf est souvent appelé le père de l'internet parce qu'ilest le co-auteur en 1974 avec Bob Kahn du protocole TCP/IP(Transmission Control Protocol / Internet Protocol) nécessaire au bonfonctionnement du réseau. L’internet est d’abord mis en place auxÉtats-Unis pour relier les agences gouvernementales, les universités etles centres de recherche, avant de débuter sa progression mondiale en1983. L’internet trouve ensuite un nouveau souffle avec l'invention duweb par Tim Berners-Lee en 1990 puis le lancement du premier navigateurMosaic en 1993. Vinton Cerf fonde l'Internet Society (ISOC) en 1992pour promouvoir le développement du réseau. Il explique en janvier 1998lors d’un entretien avec le quotidien Libération: «Le réseau fait deuxchoses (…): comme les livres, il permet d'accumuler de laconnaissance. Mais, surtout, il la présente sous une forme qui la meten relation avec d'autres informations. Alors que, dans un livre,l'information est maintenue isolée.»

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L'internet, embryonnaire en 1971, naît en 1974 suite à l’invention duprotocole TCP/IP (Transmission Control Protocol / Internet Protocol)par Vinton Cerf et Bob Kahn pour les échanges de données, quinze ansavant l’invention du web.

# Les premiers pas

Vinton Cerf est souvent appelé le père de l'internet parce qu'il est leco-auteur en 1974 (avec Bob Kahn) du protocole TCP/IP (TransmissionControl Protocol / Internet Protocol) nécessaire au bon fonctionnementdu réseau. L’internet est d’abord mis en place aux États-Unis pourrelier les agences gouvernementales, les universités et les centre derecherche, avant de

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